Prélèvements en eau souterraine

Répartition des prélèvements en eau souterraine par usage

Répartition des prélèvements en eau souterraine par usage (données 2008)
Usages de l’eau souterraineVolume (Mm3)% des besoins
Alimentation en eau potable   855 58
Industrie 145 31
Irrigation 87 93

Les prélèvements agricoles sont en augmentation permanente, ils concernent essentiellement la nappe de Beauce qui représente à elle seule plus de 50% de prélèvements du bassin pour l’irrigation. Effectués essentiellement en période estivale, leur impact est plus perceptibles sur les niveaux de la nappe et les débits des cours d’eau associés.

Impacts des prélèvements

Les prélèvements importants peuvent affecter le cycle naturel de certaines masses d’eau ou parties de masses d’eau. C’est le cas du sud de la masse d’eau   du Champigny (masse d’eau   3103), de celles du Bajocien-Bathonien de la plaine de Caen (masse d’eau   3308) et de la Beauce (masse d’eau   4092) sur lesquelles sont prises périodiquement des mesures de restriction. Cependant le poids respectif des paramètres naturels et anthropiques dans les variations de niveau est généralement difficile à estimer.

Aucune de ces masses d’eau ne connaît de tendance à la baisse sur le long terme.

La nappe captive   de l’Albien-Néocomien a vu son niveau baisser considérablement depuis sa mise en exploitation. Compte tenu de son intérêt stratégique, elle a fait l’objet de diverses régulations, y compris au travers du SDAGE afin de mieux répartir dans l’espace les autorisations de prélèvements et à instaurer un volume total autorisé compatible avec un plan de secours. Ce volume ne devra pas dépasser 29 Mm3/an. Les prélèvements actuels représentent environ 23 Mm3 (72 % pour l’eau potable, 25 % en usage industriel, 3 % pour l’irrigation agricole) en 2008.

Réalimentation de la nappe

Les nappes de Croissy-sur-Seine et d’Aubergenville sont développées dans le complexe alluvions  /craie   de la vallée de la Seine (masses d’eau souterraine   masse d’eau   3001 et 3107). Leur productivité importante a conduit à l’installation de grands champs captants, dans les années 1920 puis 1950. Leur surexploitation progressive a provoqué une baisse des niveaux piézométriques et le dénoyage des alluvions   et du sommet de la craie   qui sont très productifs. Ceci entraîne une diminution de la productivité des forages d’où la mise en œuvre de la réalimentation artificielle de la nappe via des bassins d’infiltration   constitués par d’anciennes sablières, par de l’eau de Seine préalablement traitée (traitement physico-chimique).

L’eau infiltrée est de qualité équivalente ou meilleure que celle du gîte aquifère  . Le bilan de la réalimentation artificielle de ces nappes peut être considéré comme nul en terme de quantité.

Tableau sur la réalimentation de la nappe de la Craie à Croissy et Aubergenville - PNG - 11.9 ko
Tableau sur la réalimentation de la nappe de la Craie à Croissy et Aubergenville

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