Prélèvements en eau souterraine

Répartition des prélèvements en eau souterraine par usage

Répartition des prélèvements en eau souterraine par usage (données 2008)
Usages de l’eau souterraineVolume (Mm3)% des besoins
Alimentation en eau potable   803 48
Industrie 104 29
Irrigation 88 93

L’alimentation en eau potable   est l’usage qui représente la part la plus importante des volumes annuellement prélevés en eaux souterraines  . Toutefois, les prélèvements agricoles pour l’irrigation sont effectués essentiellement durant la période estivale (sur une durée de 4 mois environ) alors que les autres usages sont réalisés tout au long de l’année. L’impact éventuel des prélèvements agricoles est donc plus perceptible sur les niveaux de la nappe et les débits des cours d’eau associés. A l’échelle du Bassin, 42 % de ces prélèvements agricoles sont localisés sur la nappe de Beauce (masse d’eau   GG092) et 20 % sur la craie   de champagne sud et centre (masse d’eau   HG208). Ainsi, plus de 60 % des prélèvements agricoles sont localisés sur deux masses d’eau souterraines.

Impacts des prélèvements

Les prélèvements importants peuvent affecter le cycle naturel de certaines masses d’eau ou parties de masses d’eau. C’est le cas du sud de la masse d’eau   du Champigny (masse d’eau   HG103), de celles du Bajocien-Bathonien de la plaine de Caen (masse d’eau   HG308), du sud et centre de la craie   de Champagne (masse d’eau   HG208) et de la Beauce (masse d’eau   GG092) sur lesquelles sont prises périodiquement des mesures de restriction. Cependant le poids respectif des paramètres naturels et anthropiques dans les variations de niveau est généralement difficile à estimer.
Globalement, aucune de ces masses d’eau ne connaît de tendance à la baisse sur le long terme. Des impacts plus locaux peuvent toutefois exister. Il est très probable que les modifications de la recharge   des nappes induit par le changement climatique. (moins 30 % à l’horizon 2100) entraînent des déséquilibres futurs.
La nappe captive   de l’Albien-Néocomien (masse d’eau   HG218) a vu son niveau baisser considérablement depuis sa mise en exploitation. Compte tenu de son intérêt stratégique, elle a fait l’objet de diverses régulations, y compris au travers du SDAGE afin de mieux répartir dans l’espace les autorisations de prélèvements et à instaurer un volume total autorisé compatible avec un plan de secours. Ce volume ne devra pas dépasser 29 Mm3/an. Les prélèvements actuels représentent environ 36 Mm3 (94 % pour l’eau potable, 5 % en usage industriel, moins de 1 % pour l’irrigation agricole) en 2014.

Réalimentation de la nappe

Les nappes de Croissy-sur-Seine et d’Aubergenville sont développées dans le complexe alluvions  /craie   de la vallée de la Seine (masses d’eau souterraine   masse d’eau   HG001 et HG107). Leur productivité importante a conduit à l’installation de grands champs captants, dans les années 1920 puis 1950. Leur surexploitation progressive a provoqué une baisse des niveaux piézométriques et le dénoyage des alluvions   et du sommet de la craie   qui sont très productifs. Ceci entraîne une diminution de la productivité des forages d’où la mise en œuvre de la réalimentation artificielle de la nappe via des bassins d’infiltration   constitués par d’anciennes sablières, par de l’eau de Seine préalablement traitée (traitement physico-chimique).
L’eau infiltrée est de qualité équivalente ou meilleure que celle du gîte aquifère  . Le bilan de la réalimentation artificielle de ces nappes peut être considéré comme nul en terme de quantité.

Tableau sur la réalimentation de la nappe de la Craie à Croissy et Aubergenville - PNG - 49.7 ko
Tableau sur la réalimentation de la nappe de la Craie à Croissy et Aubergenville

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