Bourgogne-Franche-Comté

Liste des articles concernant le territoire bourguignon de Bourgogne-Franche-Comté : voir le plan hiérarchique de Bourgogne-Franche-Comté.

La Bourgogne : un territoire carrefour

La Bourgogne est constituée de quatre départements : l’Yonne, la Côte-d’Or, la Nièvre et la Saône-et-Loire. Sa surface s’élève à 31582 km2. Les activités principales du territoire sont l’agriculture (environ 59 % de la superficie du territoire en 2002) et l’activité industrielle (métallurgie et la transformation des métaux, les industries agricoles et alimentaires, la chimie, …). Cependant, la majorité des emplois se situe dans le tertiaire (70 % de la valeur ajoutée et des emplois).
Enfin, le tourisme avec la gastronomie, l’histoire, la culture fournissent à la Bourgogne des ressources complémentaires.

Un territoire agricole

Selon les données statistiques de l’enquête TERUTI du Ministère de l’agriculture et de la pêche et CORINE LAND COVER, le territoire de la Bourgogne se découpe globalement de la façon suivante :

  • 60 % en zones agricoles : prairies, cultures annuelles, vignes, vergers, haies, arbres épars ;
  • 33 % en zones naturelles : eaux, roches, forêts, landes ;
  • 7 % en zones artificielles : zones artificielles bâties et non bâties, routes, parking. Selon les données de TERUTI, la surface artificialisée de la Bourgogne ne fait que d’augmenter au détriment des espaces agricoles et naturels, bien que la population de la Bourgogne augmente faiblement.

Hydrographie : la Bourgogne situé en tête de bassin de 3 grands fleuves

Les cours d’eau bourguignons prennent, pour la plus part, sa source   dans le Morvan : Yonne, Cure, Serein, Arroux… Ce massif est à l’origine du « point triple » de la ligne de partage des eaux des 3 bassins hydrographiques majeurs : ceux de la Seine (44% du territoire), de la Loire (28%) et du Rhône (28%).

Géologie : La Bourgogne de l’ère primaire à l’ère quaternaire

Les formations géologiques de la Bourgogne s’étendent de l’ère primaire (terrain âgées d’au moins 250 millions d’années) jusqu’à l’ère du quaternaire (moins de 2 millions d’années) en passant par les formations secondaires (250 à 65 millions d’années) et tertiaires (65 à 2 millions d’années).
Les formations les plus anciennes forment le socle de l’ensemble de la Bourgogne. Elles sont constituées de roches cristallines et métamorphiques (granites, gneiss, schistes). Elles affleurent principalement dans les massifs cristallins du Morvan.
Vers le Nord-Ouest et l’Ouest, ce socle s’enfonce sous le Bassin Parisien. Il est recouvert par l’ensemble des formations secondaires, qui sont de plus en plus récentes en approchant du centre du Bassin. Ainsi, les argiles, marnes et calcaires marneux du Lias bordent le pourtour du massif ancien du Morvan. Puis, se succèdent plusieurs couches géologiques, de nature variable, en se dirigeant vers le centre du Bassin Parisien, comme :

  • les formations des calcaires du jurassique (calcaires du Châtillonnais) et qui constituent, entre Morvan et Vosges, le Seuil de Bourgogne proprement dit,
  • les formations d’argiles et de sables (sables et argiles de la Puisaye et du pays de Saint-Florentin) du sommet du Crétacé inférieur,
  • les formations crayeuses (alentours de Sens) du Crétacé supérieur.

Hydrogéologie   : La Bourgogne, territoire aux nappes multiples

La variété des terrains rencontrés en Bourgogne va entraîner une hétérogénéité des aquifères.
En Bourgogne, les réservoirs aquifères affleurant ou peu profonds, se répartissent selon les grands types suivants :

  • Les aquifères des alluvions   des grands cours d’eau (Yonne, Loire, Saône, etc …) ;
  • Les aquifères calcaires : aquifères très fracturés (failles, diaclases) avec des possibles circulations karstiques. Dans ces formations calcaires prennent naissance plusieurs nappes :
    • Nappe du Jurassique moyen
    • Nappe du Jurassique supérieur
    • Nappe du Jurassique supérieur
  • Les aquifères crayeux du Crétacé : elle occupe tout le Nord du département de l’Yonne et forme un bon aquifère  .
    • La nappe du Turonien,
    • La nappe du Cénomanien.
  • L’aquifère   sableux du Crétacé : la formation la plus importante est celle des « sables verts » de l’Albien que l’on observe à l’affleurement   au Nord-Ouest de l’Yonne.
  • Les aquifères de socle (Morvan) : la ressource en eau souterraine y est partout présente à faible profondeur mais à faible quantité.
  • Les Arènes granitiques : La couverture d’altération des roches cristallines du Morvan (granite  , gneiss, essentiellement) renferme des nappes de faible puissance (quelques mètres), donnant naissance à des sources ou à des suintements diffus.

Pour plus d’information : télécharger la synthèse détaillée de Bourgogne.

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