Rejets industriels

Illustration : Usine sidérurgique, une industrie émettrice de CO2 (Pays-Bas, 2007). Copyright : © ErikdeGraaf - Fotolia

Les activités des sites industriels nécessitent des prélèvements d’eau (eau de refroidissement, eau de process…).

Le refroidissement des équipements et des systèmes est l’usage majoritaire (70 % des volumes totaux utilisés par l’industrie) : ces eaux ne sont pas polluées par l’activité industrielle, seule leur température est modifiée. Les eaux de refroidissement non-souillées retournent en majeure partie directement au milieu après utilisation sans traitement.

Les eaux de process qui ne sont pas intégrées dans le produit final (eau de lavage, solvant, agent de captation des polluants atmosphériques,…), doivent quant à elles être traitées. Ces eaux sont traitées soit en station d’épuration industrielle (installation privée) qui assure l’épuration avant rejet dans le milieu ou un prétraitement avant rejet au réseau d’assainissement public, soit directement en station d’épuration urbaine (service collectif d’assainissement).

Les rejets d’eau sont encadrés par la réglementation. Concernant les rejets dans les eaux souterraines  , ils sont interdits, sauf cas très exceptionnels. Les rejets d’eau concernent donc les eaux de surface. Les rejets des installations classées (ICPE) doivent respecter les dispositions de l’arrêté du 02 février 1998 ou celles des arrêtés sectoriels ICPE, notamment :

  • les points de rejet dans le milieu naturel, qui doivent être en nombre aussi réduit que possible,
  • les seuils en concertations et en flux de polluants,
  • la surveillance des rejets, voire des effets sur le milieu-récepteur, en fonction des flux émis.

A l’échelle du bassin Seine Normandie, les rejets de métaux ou métalloïdes demeurent encore les rejets les plus significatifs en termes de quantités rejetées : zinc, cuivre, nickel, aluminium, fer et manganèse …. Les rejets industriels ont une part dans ces rejets (conjointement avec les apports d’origine urbaine - assainissement, etc..).
Concernant les micropolluants organiques, les apports sont très diversifiés. Les dérivés benzéniques (toluène, benzène, etc…) et les composés organohalogénés volatils (chlorure de méthylène, chloroforme …) restent essentiellement rejetés par les activités industrielles à l’exception des rejets de tétrachloroéthylène où les rejets urbains (notamment dus à des activités de service ou des usages divers) sont importants. Les flux rejetés peuvent atteindre localement quelques kg/an notamment sur la partie aval de la Seine.
Également, les rejets industriels contribuent à la présence de Matière Organique (MO) dans les milieux.

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