Evolution du référentiel BD-RHF V1 en V2

Pourquoi une version 2 du référentiel ?

La décision d’élaborer une deuxième version du référentiel hydrogéologique a été prise pour :

  • remédier à certains insuffisances de la version 1, en particulier :
    • le manque d’homogénéité et parfois de précision des découpages
    • l’absence de hiérarchisation des entités (les superficies des systèmes aquifères d’ordre 1 sont par exemple comprises entre 5 km2 et plus de 13000 km2)
    • l’absence de représentation cartographique des entités non affleurantes les structures multicouches des bassins sédimentaires en particulier)
  • tenir compte de l’évolution des connaissances

Les connaissances tant géologiques qu’hydrogéologiques se sont accrues. L’harmonisation des cartes géologiques au 1/50 000 sera bientôt achevée sur tout le territoire et les points de vue sur la délimitation des entités hydrogéologiques se sont affinés, conduisant à une nécessaire révision des premières délimitations.

La version 2 se présente sous la forme d’un Système d’Information Géographique (SIG) dont la base de données contiendra des informations permettant de caractériser les entités hydrogéologiques.

Grâce à une identification, une codification, une description homogène et une localisation précise des entités hydrogéologiques, un référentiel hydrogéologique met à la disposition de tous les utilisateurs un cadre spatial de référence permettant :

  • d’assurer la cohérence des études sur les ressources en eau souterraine  
  • de consulter les informations associées aux entités hydrogéologiques
  • de faciliter l’échange de données
  • de rattacher sans ambiguïté des points d’eau à un aquifère  , en particulier les points des réseaux de surveillance de la banque nationale ADES

Avec la version 2 du référentiel, ce cadre spatial se décline suivant 3 échelles :

  1. une échelle nationale, pour des études débouchant par exemple sur des cartes d’orientation et portant sur :
    • les ressources en eau et leur évolution dans le temps
    • l’évaluation de la résistance à la sécheresse des aquifères
    • la vulnérabilité aux pollutions
    • les risques de remontée de nappes…
  2. une échelle régionale, pour :
    • les atlas hydrogéologiques
    • l’évaluation des ressources en eau…
  3. une échelle locale, pour :
    • les cartes piézométriques
    • la modélisation d’un aquifère  

Quelles sont les innovations de la version 2 du référentiel ?

Par rapport à la version 1, la version 2 présente plusieurs innovations majeures :

  • les entités hydrogéologiques du territoire sont délimitées suivant trois niveaux de détails correspondant à 3 niveaux possibles de cartographie :
    • au 1/ 1 000 000 (échelle nationale)
    • au 1/ 250 000 (échelle régionale)
    • au 1/ 50 000 (échelle locale)

Les limites hydrogéologiques des systèmes aquifères sont révisées et leur nature précisée :

  • la dimension verticale, absente de la version 1, est restituée grâce à un ordonnancement vertical des entités (des coupes transversales pourront être réalisées). Les entités hydrogéologiques non affleurantes sont prises en compte ainsi que les structures aquifères multicouches
  • les aquifères des formations volcaniques sont délimités
  • le référentiel est mis en cohérence avec les différents objets, cours d’eau et bassins versants, du référentiel hydrographique de l’IGN, BD-Carthage®
  • le référentiel se présente sous la forme d’un Système d’Information Géographique (SIG) permettant :
    • de visualiser les entités hydrogéologiques aux 3 niveaux de détail retenus pour le découpage
    • d’imprimer des cartes aux échelles définies pour ces 3 niveaux de détail
    • d’obtenir des informations sur les entités grâce à la base de données qui aura été constituée lors du découpage des entités
  • le référentiel est sous-tendu par un « Modèle de gestion » développé sous ArcGis. Ce modèle, outre son rôle important dans la phase de construction du référentiel, permet de garantir la cohérence topologique de l’assemblage 3D des entités, de faciliter les mises à jour et de réaliser des « coupes hydrogéologiques » dans le référentiel.

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Le référentiel hydrogéologique français (BDRHF V1)